Arrivera-t-il un jour où pour écouter de la salsa, il faudra se contenter de Bernard Lavilliers et pour la musique africaine de Yannick Noah ? Ce serait un peu comme se contenter de ricoré alors qu'on adore le café. L'édulcoré vous fiche la trouille ? A nous aussi. Pourtant, l'avenir ne s'annonce pas rose pour les festivals qui ont choisi de travailler la musique world. L'obtention de visas pour les musiciens devient de plus en plus difficile. Ainsi, le festival Les Escales de St-Nazaire a appris en juin que Konono n°1, groupe congolais pourtant connu, ne foulerait pas les scènes européennes. Les Escales ne découvrent pas ce problème cette année, déjà en 2005, les artistes d'Oran avaient eu toutes les peines du monde à obtenir le sésame pour la France. Même le comité des fêtes du Pouliguen a fait les frais de ce durcissement administratif : le groupe colombien est arrivé cinq jours après la date prévue et le groupe congolais (encore) est resté chez lui. Cela semble paradoxal qu'à l'heure de la mondialisation, on donne un tour de clé supplémentaire aux frontières. Quand le directeur des Escales dit que pour enrayer ce phénomène, il faut exiger le live, peut-être y a-t-il une pétition à faire. Auquel cas, on y met notre visa. Chine Dandelion
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