Cuivres d'enfer, guitares et basse époustouflantes, frappes de batterie de seigneur, avec à la tête du band, la pièce maîtresse du groupe, en pantalon de costard baggy sur son torse tatoué et brillant, le sieur Angelo, fantastique figure de proue. On s'arrête sur cette rock star sexy et flamboyante, ce chanteur et musicien atypique et génial, beau et terrible à la fois, qui a renversé la salle durant deux heures avec ses potes. Le Vip quasi plein a joui de bonheur, sachant que le brasier était bien sur la scène.
David Daunis.
www.myspace.com/fishboneisredhot
www.les-escales.com
Saint-Nazaire, Théâtre Jean Bart, le 9, 10 et 11 mai.
A Saint-Marc-sur Mer, le Centre, les samedis
http://www.myspace.com/organicsoulparty
http://www.myspace.com/deejaybloo
Saint-Nazaire, le LiFE, le 15mai.
www.lelife.org
www.lehautparleur.com
Saint-Nazaire, le Vip, le 16 mai.
www.myspace.com/muktaspace
www.myspace.com/ollibolywood
Pontchâteau, le Carré d'Argent, le 23 mai.
www.percubaba.com
La pointe de Congrigoux, Pornichet, les 23 et 24 mai. Quai des Arts si pluie.
http://www.farniente-festival.org
Saint-Nazaire, le Vip, le 24 mai.
www.myspace.com/tribeqa
www.myspace.3dfamily.org
Pontchâteau, le Carré d'Argent, du 27 au 29 mai.
Guérande, Athanor, le 29 mai.
http://www.myspace.com/thierrytitirobin
Saint-Nazaire, l'Appart, le 30 mai.
http://www.myspace.com/morromusic
Un Printemps de talents
Vite, juste 3 jours pour poser ses oreilles. Sélectionner les concerts, souvent avec quelques remords… mais c'est ainsi, à Bourges, les artistes sont partout et notre don d'ubiquité nous fait parfois défaut.
Vendredi, nous filons vers la scène du Phénix, Fat Freddy's Drop ouvre la danse avec son reggae roots, soul west coast. La salle se chauffe, Keny Arkana débarque et fait se dresser plus de 6000 doigts sur ses vers enragés. Pendant ce temps à l'Auditorium, il faut mieux être bien assis pour (sur)vivre le(au) live dramatique de Daniel Darc. Peut-être aurait-il mieux fallu l'avoir connu à ses débuts avec Taxi Girl pour apprécier sa détresse? Très attendu, le trio atypique de Blonde Redhead nous entraîne dans ses mélopées oniriques dans un triangle de lumière. Rappel plus intime, la chanteuse nous suggère de nous approcher, nous restons suspendu à ses lèvres jusqu'au dernier Si. Belle découverte de la nuit, la fusion électro clash de Midnight Juggernauts bouleverse nos déhanchés.Samedi, sur la scène découverte, Mounawar et Féloche nous transportent chacun dans leurs univers très personnels. L'un sur l'île de la Réunion, l'autre dans tous la vie Cajun. Artistes à suivre de près…
Au Palais Jacques Cœur, « God is Sound » l'intemporel spectacle créé par Camille est encensé. Nous nous dirigeons vers le Palais D'Auron d'où résonnent les basses frénétiques de Dub trio. Déferlante d'énergie suivie par Zenzile, avec à la voix Jamika qui bouscule l'instrumental par son charisme d'alto soul. Avec son projet Tender Forever, Mélanie Valéra conquiert le théâtre Jacques Coeur tout entier. Humour, voix, halètements et idées à profusions, elle nous livre une excellente performance punk cool et elle avait raison : qu'est ce que ça fait du bien ! Puis c'est Gonzales et le Together Ensemble qui font leur apparition dans ce théâtre magnifique et intimiste.Toujours avec sa gueule et sa présence incroyable, Gonzales nous livre quelques morceaux de son dernier album, tout en nous régalant avec plusieurs tubes de son fameux Presidential Suite. Après ces quelques beats hip hop, nous continuons notre périple de bourgeoises jusqu'à l'Auditorium où les quatre New Yorkais d'Antipop Consortium sévissent pour un live explosif. C'était le dernier concert, crévées, on prend le chemin mouillé de l'hôtel du lycée… Et dans les rues, hors des grandes scènes, Rwan, Nozole, Mzelle Café et de nombreux talents font rire, danser et s'émouvoir les festivaliers. Alors peu importe la pluie ! Parce que le festival c'est aussi ça, des groupes de musique qui s'installent ici et là, des bars qui offrent une programmation. C'est un peu la fête de la musique avant le jour J.
Sandra & Betty
Fred, alias Niveau Zéro, venu de paris pour partager l’affiche du Printemps de Bourges nous a accordé un moment pour un tête-à-tête.
Dans la veine des artistes « Warpien », Niveau Zéro propose une musique dont l’expérimentation soignée voit fusionner l’électro, le hip hop abstract, la drum& bass et le métal. À suivre…
Peux-tu nous présenter le projet Niveau Zéro?
En Live je suis seul sur scène, avec un complice pour m'éclairer avec des leds(diodes électroluminescentes).
J'ai commencé la musique à l'âge de 13 ans. J'ai été ensuite bassiste et chanteur pour jouer au départ du métal hardcore avec mon ancien groupe. On a sorti un album et fait une tournée. Puis j'ai fait un break de deux ans pour m'ouvrir à différents styles de musique. J'ai découvert la jungle et la drum and bass. Ce fût une grosse claque. Ce qui m'a entraîné à mixer, notamment pour l'association AvignonnaiseFreessons . Des soirées mix ont suivi. Je suis finalement monté sur Paris où j'ai participé à la création de l'asso Sub:culture , qui m'a permis d' organiser depuis cinq ans des soirées Sub : version et F*** you i'm furious en référence au Guetta.
Puis en plus du mix, j'ai eu envie de jouer Live, de faire de la production musicale pour mélanger l'abstract hip hop, le dub step, le métal et le break.
Pourquoi avoir choisit le nom d'artiste Niveau Zéro ? Un rapport avec le niveau de la mer ?
Il y a quelques années, j'habitais une maison où n'il y avait que des musiciens. On a investi une des pièces qui est devenue un véritable laboratoire
d'expérimentations sonores et vidéos. On avait appelé ce lieu Niveau Zéro, parce que c'était au rez-de-chaussée de la maison. J'aime beaucoup le chiffre zéro…Je l'ai même tatoué dans mon dos.
Quelles sont tes influences musicales ?
Tout, mais en particulier l'électro , le hip hop, le métal, le hip hop abstract. Le style qui m'influence actuellement est le dub step. C'est une source véritable d'inspiration pour moi.
Si tu avais pu naître dans la peau d'un autre musicien qui aurais-tu choisi ?
Je ne sais pas …euh … Sachant que je n'ai pas envie de mourir aussi jeune que Jimi Hendrix… euh… Je ne sais pas, disons j'admire vraimentChris Clark , un jeune dont la musique est mature. J'ai dû écouter au moins 1000 fois son premier album sorti chezWarp .
T'es tu entouré de partenaires ? d'un label, d'un tourneur ?
Le Printemps de Bourges permet justement de faire des rencontres. Je n'ai pour l'instant pas de label. Je m'autoproduis et ma distribution est organisée uniquement par un diffuseur internet. Cela dit, le disque en tant qu'objet me manque un peu.
Sinon, côté partenaire, j'ai un ami qui vient de faire une formation de Manager à Issoudun qui m'accompagne dans mon projet. Un de nos objectifs est tout de même de toucher des programmateurs du réseau des SMAC (Salle de musiques actuelles). Pour jouer le plus possible. Je suis assisté deWapi booking pour trouver des dates et je suis soutenu par le collectifNéo pop art .
Et donc, pas d'album ?
Plutôt une démo, avec huit titres enregistrés.
Comment se retrouve t-on programmé en tant que Découverte du Printemps de Bourges ?
En fait au début il y a plusieurs centaines de groupes qui se présentent au concours. Trente-trois groupes sont sélectionnés. Molécule et moi avons gagné le droit de se produire ici après avoir remporté la finale au Nouveau Casino.
Le fait d'être sélectionné c'est bien, ça va au-delà d'avoir son nom sur l'affiche ?
Le nom sur l'affiche c'est déjà pas mal ! Nous avons aussi eu un soutien pour produire la démo et des stickers promo. Ce festival est un vrai tremplin, c'est le festival d'Avignon de la musique. Tous les programmateurs sont là !
Comment as-tu vécu ton live ?
Parce que je savais qu'il y avait beaucoup de professionnels dans la salle,
J'ai été hyper stressé durant le premier quart d'heure. J'étais plus à l'aise durant le reste du set.
30 minutes de live imposé c'est court ?
Oui mais c'est le cadre imposé. C'est un véritable exercice de style. Il faut jouer le jeu. Pas le choix.
Laisses-tu une place à l'improvisation ?
Oui parfois, même si j'ai respecté la structure de mes morceaux. En live je suis trop concentré pour sortir du cadre de la programmation de mes machines.
Tu as des projets en parallèle ?
Je fais de la radio sur Radio Campus (paris 93.9 FM). L'émission s'appelleWicked , on joue du break et de la drum and bass. On y invite des acteurs nationaux et internationaux. C'est toutes les deux semaines, le vendredi de 22h30 à 00h. Sinon je fais aussi de la vidéo.
Vis-tu de ta musique ?
Non je travaille à côté en tant que régisseur. J'aimerais pourtant bien vivre de la musique.
Pour finir, quels artistes as-tu apprécié à Bourges ?
Ezekiel, Svinkels et Birdy Nam Nam.
Cliquez sur Lire la suite pour écouter deux morceaux de Niveau Zéro
La 4ème édition du numéro spécial lycéens sera disponible
le 1er mai 2008.
À cette occasion une soirée concert I performance I live
est organisée au LiFE (Lieu International des Formes Emergentes) à Saint-Nazaire
le 15 mai 2008 à 21h à 1h / Entrée libre
1993. Accompagné seulement de son bassiste-claviériste et de son batteur, Burger redonne ainsi le premier rôle à ses guitares (plutôt discrètes sur l'album) et laisse sa voix grave et chaude envoûtée les spectateurs. Changeant de guitare à chaque morceau (il utilise même une drôle de guitare-cithare qu'on dirait fabriquée à partir d'une basse), il enchaîne méthodiquement et avec élégance les compositions de son dernier album. Vicky, Je tourne ou l'hypnotique Arabacédaire (joué en utilisant, des samples de la voix de Rachid Taha, co-auteur de la chanson) prennent une jolie tournure hypnotique aux accents de blues afro-américain sous les doigts magiques du guitariste alsacien. Et si l'on craint un instant de le voir presque tranquillement s'installer dans une prestation trop confortable, Rodolphe Burger quitte son siège pour terminer son concert debout, guitare électrique à la main, s'autorisant ainsi quelques coups de griffes bien sentis (« On n'a pas bourré les prisons, ensemble – On n'a pas rempli des avions, ensemble » dans une version très rock de Ensemble) et morceaux plus anciens (Billy The Kid). Pour enfoncer le clou, Rodolphe Burger termine avec un rappel ahurissant, pour une version interminable de Moonshiner. Et en voyant les yeux des spectateurs ce vendredi soir au Cabaret Botanique, on sent bien qu'il n'a pas fait briller que la lune. Cyrille Taillandier.
www.festival-mythos.com
www.myspace.com/imbeciledisc
www.olivier-libaux.com
Les New Yorkais donneront un concert exceptionnel le samedi 9 août 2008 à l'occasion du festival des Escales. Cet évènement sera accompagné d'une exposition SONIC YOUTH ETC - SENSATIONAL FIX qui offre un regard sur vingt-cinq ans d'activité pluridisciplinaire du groupe.
Des œuvres de plasticiens, de cinéastes, designers et musiciens ainsi qu'une sélection d'œuvre choisies par le groupe seront présents au grand Café du 18 juin au 7 septembre 2008.
Cet évènement est l'occasion pour trois structures nazairienne complémentaires de collaborer, Le LiFE, Les Escales et le Grand Café.
www.sonicyouth.com
myspace.ocm/sonicyouth
www.lelife.org
www.les-escales.com
http://www.grandcafe-saintnazaire.fr/











